
Biotech Finances est une lettre hebdomadaire sur les biotechnologies, éditée par les Éditions Européennes de l’Innovation depuis qu’elles en ont racheté l’activité au journal Les Échos. J’y suis intervenu pendant six ans, sous trois statuts : en indépendant à partir de 2004, comme salarié de septembre 2005 à mars 2008, puis de nouveau en indépendant jusqu’en janvier 2010.
2004 : un nouveau site, et tout l’existant à reprendre
En 2004, l’activité Biotech Finances est rachetée au journal Les Échos par les Éditions Européennes de l’Innovation. J’y ai créé le nouveau site, avec la partie qui décide de tout dans ce genre d’opération : la récupération et l’ingestion de l’existant — plusieurs années d’articles, et le fichier des abonnés.
Dans un rachat de titre de presse, l’archive et la base d’abonnés sont ce qu’on achète. Le site n’est que la vitrine : si la reprise de données échoue, l’acquéreur a payé pour une marque et rien d’autre. Et cette reprise ne pardonne pas — un abonnement dont la date d’échéance se décale, c’est un abonné qui perd l’accès ou qu’on ne facture plus ; un article dont la date se perd, c’est une archive qu’on ne retrouve plus.
Le nouveau site a donné du même coup à la rédaction l’édition en ligne de la lettre professionnelle : composer et publier directement, sans passer par un intermédiaire technique. En 2004, la plupart des rédactions envoyaient leurs textes à quelqu’un qui les mettait en ligne. Le bouclage n’attend pas : chaque intermédiaire entre le journaliste et la publication est un délai, et un délai est une information qui sort après celle du concurrent.
La BioMap, et l’outil de collecte qu’elle demandait
La maison édite chaque année la BioMap, cartographie des entreprises de biotechnologie. J’y ai participé une année, et développé pour l’occasion un outil de collecte de données dédié.
Le problème n’est pas d’imprimer une carte : c’est d’obtenir de plusieurs centaines d’entreprises des informations comparables, dans les délais, et de les tenir à jour d’une édition à l’autre. Recueillies par courriel et recopiées à la main, elles arrivent tard, dans dix formats, et il faut tout revérifier. Un outil de collecte règle les trois problèmes en même temps : la donnée est saisie une fois, par celui qui la connaît, dans la forme attendue.
Six ans, trois statuts
Prestataire en 2004 pour le nouveau site, salarié de 2005 à 2008 pour le tenir au quotidien, puis de nouveau prestataire jusqu’en janvier 2010. C’est le cas le plus courant dans une petite maison d’édition : le besoin est trop lourd pour une prestation ponctuelle et trop léger pour un poste permanent, et il change avec l’activité.
Ce qui rend la chose possible, c’est de connaître le métier autant que le code — voir Presse & édition. Le prestataire qui revient est celui qui n’a pas besoin qu’on lui réexplique ce qu’est un bouclage.
Et toute l’informatique de la maison
- Le serveur dédié qui hébergeait le site.
- Un serveur dans les bureaux : fichiers et services internes.
- Le parc informatique : postes, installation, maintenance.
- La téléphonie.
Le même schéma qu’ailleurs : dans une structure de cette taille, celui qui écrit l’application est aussi celui qui tient les machines. C’est une contrainte, et c’est aussi ce qui permet de savoir pourquoi le site est lent un mardi — voir MatNat, où le même poste a duré quatorze ans.
Le métier derrière : Presse & édition.
Les autres structures pour lesquelles je suis intervenu sont sur Réalisations.
