Mathieu Moulin, développeur web et administrateur système Linux, en indépendant sous le nom iProspective. 20 années dans les métiers du Web, à Valence et dans sa région.
Cette page dit ce qui m’occupe quand je ne suis pas sur un projet client — et ce que je développe en ce moment. Ce sont les mêmes sujets : mes domaines d’expertise et mes compétences techniques viennent de là.
Le logiciel libre, et ce que publier engage
Je travaille presque exclusivement avec des logiciels libres, et je publie ce que j’écris quand ça peut servir à quelqu’un d’autre. Ce n’est pas un argument commercial : c’est une contrainte que je m’impose. Un client qui peut lire mon code avant de me le confier peut aussi le reprendre après, sans licence à racheter ni prestataire obligé.
Publier oblige aussi à écrire proprement des choses qu’on bâclerait autrement. Les dépôts sont là : outillage d’hébergement, scripts ZFS, resynchronisation de réplication MySQL, frameworks et ORM.

Dolibarr
C’est l’outil sur lequel je vais le plus loin, et celui qui occupe la plus grande part de mon travail de développement. 26 modules publiés — produits, stocks, expéditions, paiements, projets, GED, statistiques — plus un intergiciel de synchronisation avec PrestaShop qui tourne aujourd’hui sur trois installations.
Ce qui m’y intéresse : un ERP libre permet de coller au métier du client au lieu de tordre son organisation pour la faire entrer dans un standard. Le module est le bon niveau d’intervention — assez petit pour être maintenu, assez isolé pour ne pas empêcher les mises à jour.

L’architecture des données
J’ai écrit trois ORM successifs, et je travaille sur le troisième. Ce n’est pas de l’entêtement : chacun répondait à une limite du précédent. datamodel dans FAD, db_object dans Tiny Framework, puis worm.
Le typage fort dans la couche de données est le sujet qui m’occupe le plus : une base bien décrite rend impossibles des classes entières d’erreurs, très en amont du code applicatif. C’est aussi ce qui rend une reprise de données supportable dix ans plus tard.

Les mathématiques
Je développe une plateforme de cours en ligne, pensée d’abord pour les mathématiques dans le supérieur. Le sujet est plus difficile qu’il n’en a l’air : écrire des mathématiques sur le web demande de traiter le contenu comme une structure et non comme une image — d’où MathML, qui figure dans mes langages pour cette raison.

Les serveurs et Linux
20 ans d’administration système, et une plateforme d’hébergement que je tiens moi-même. Ce qui m’y plaît est ce qui rebute d’ordinaire : comprendre pourquoi un message part en indésirable, pourquoi une réplication décroche, pourquoi un site est lent le mardi. Les réponses sont dans les journaux, et elles sont rarement celles qu’on supposait.
De là viennent les outils que j’ai publiés pour tenir cette plateforme, et la position que je défends sur les sauvegardes : une sauvegarde dont on ne reçoit pas de nouvelles n’en est pas une.

Les outils communautaires
Les structures collectives — associations, syndicats, réseaux — se retrouvent souvent devant des outils facturés par utilisateur, intenables dès qu’on compte les bénévoles. L’auto-hébergement de briques libres règle le problème à la racine, à condition que quelqu’un puisse tenir l’outil après le départ du prestataire. C’est le vrai critère, et c’est pour ça que la formation compte autant que l’installation.

Ce que je développe en ce moment
- Une plateforme de cours en ligne, initialement pour les mathématiques dans le supérieur.
- Un ORM PHP de troisième génération.
- Une base de données chiffrée partagée, avec une clé maîtresse par dossier.
- Un webmail d’entreprise.
- Un ERP.
L’inventaire complet, réalisé et en cours, est sur Développements.

Aussi sur ce site
- Parcours — statuts, postes et domaines.
- Partenaires et sous-traitants — avec qui je travaille, et ce que je ne fais pas moi-même.
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